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DROITS PLURIELS - N° 11 - Mars 1999
LA FEMME MAROCAINE
SON STATUT PERSONNEL
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Lors de la réunion de
son Conseil National le 14 février 1999, la Ligue Démocratique pour les Droits de la
Femme (LDDF), après avoir comparé le statut de la femme marocaine avec celui des pays
arabes, a insisté sur la nécessité urgente de modifier le statut actuel de la
femme marocaine, basé sur linégalité et linjustice. Il sagit
dopérer un changement en profondeur, seul garant de légalité en droits
comme en devoirs entre la femme et lhomme et conforme aux différentes chartes
internationales sur les droits de la femme, partie intégrante des droits de lhomme.
Selon le conseil national de la LDDF, une
véritable volonté politique pour améliorer la situation de la femme marocaine, passe
par labrogation des lois " séculaires " qui ont instauré son
infériorité et la reconnaissance de sa citoyenneté.
Pour la LDDF, entre autres conditions
pour répondre à cette volonté politique, il est urgent de :
- légiférer, au niveau du mariage sur légalité des
droits et des devoirs et reporter lâge de celui-ci à 18 ans.
- abroger les lois qui mettent la femme sous tutelle, réviser le code civil concernant la tutelle sur les biens des
enfants et donner au juge le suivi des biens des enfants mineurs.
- Légiférer en matière de polygamie, en sanctionnant sa pratique.
- Promulguer une loi sur légalité des droits dans les affaires de divorce
et réduire le temps de la procédure tout en instaurant des séances de conciliation en
présence de médiateurs sociaux.
- Annuler le texte sur la répudiation.
- Exiger une pension alimentaire tenant compte du bien-être des enfants.
- Assurer, en cas de divorce, une allocation pour parents isolés.
- promulguer des décrets de pénalité à lencontre de celui ou celle qui
transgresserait la loi. |
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