DROITS PLURIELS


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Mehdi Benbarka    
La démocratie dans la pensée et l'action de Benbarka    


           

DROITS PLURIELS - N° 13 - Octobre 2000


A l’occasion de ce 35ème anniversaire de l’enlèvement et l’assassinat de Mehdi Ben Barka, nous publions l’intervention de notre camarade Abdelghani Bousta faite le 24 février 1996.

 

JOURNEE A LA MEMOIRE DE Mehdi Ben Barka

 La démocratie dans la pensée et l'action de Ben Barka

La démocratie dans la pensée et l'action de Mehdi Ben Barka est omniprésente. Elle transcende tous les axes de réflexion qu'il a abordés et pratiqués durant sa courte vie: lutte anti-coloniale et libération, développement et progrès, unité maghrébine et arabe, solidarité des peuples et internationalisme, idéologie et socialisme, parti et organisations populaires... Pour toutes ces grandes questions, le lien avec la démocratie est tellement intime, qu'il est quasiment impossible de traiter de la démocratie seule dans la pensée de Ben Barka. Il s'avère nécessaire d'évoquer ce lien et de reconstituer le contexte dans lequel il a abordé cette question fondamentale.

Je ne reviendrai pas sur sa contribution à la lutte anti-coloniale dans laquelle il s'est investi depuis sa jeunesse. Soulignons cependant, qu'il était parmi les résistants qui ont rapidement saisi la nature formelle de l'indépendance politique octroyée, et le premier à démonter et expliciter les rouages et mécanismes du néocolonialisme. Pour lui :

"La fuite en avant des puissances coloniales européennes, par les systèmes des indépendances formelles octroyées, est justement la forme de défense de l'impérialisme que l'on désigne par néocolonialisme". (1)

"Il s'agit de cette politique qui:

  • d'un côté, accorde de coeur léger l'indépendance politique et, au besoin, crée des Etats factices dont l'indépendance n'a aucune chance de devenir réelle...
  • et d'autre part, propose une "coopération" dont le but est une prétendue prospérité (..) dont les bases objectives sont en dehors de l'Afrique.

Toute politique, à l'intérieur comme à l'extérieur de l'Afrique qui conduit consciemment ou non, à de tels résultats est objectivement néo-coloniale.

(…) Toute politique, en Afrique, qui ne passe pas par la destruction radicale des structures féodales et capitalo-coloniales, ne peut que faire le jeu du néocolonialisme, malgré ses prétentions à l'industrialisation et à la planification, car tous ces projets sont bâtis sur du vent"(2).

 

Ainsi, la lutte anti-coloniale ne s'arrête pas avec l'obtention de l'indépendance politique Elle doit être relayée par lutte pour la "Libération véritable", elle même conditionnée par un projet de développement seul capable de donner à cette libération politique, économique et sociale un contenu tangible et réel. D'où le caractère global du concept de développement qui doit embrasser tous les compartiments de la vie sociale pour provoquer un véritable décollage économique et culturel.

Partant du cas concret du Maroc, M.B.B s'appuie sur une analyse détaillée du caractère arriéré de la société marocaine post-coloniale et des facteurs endogènes et exogènes qui gênèrent le sous-développement, pour proposer un projet de développement multidimensionnel:

  • Développer l'agriculture par le biais d'une réforme agraire profonde;
  • Industrialiser le pays de façon mesurée qui ne s'oppose pas à l'agriculture mais la renforce et la complète;
  • Elever la production globale par la synergie entre les différents secteurs économiques;
  • Augmenter le pouvoir d'achat du citoyen et améliorer les services sociaux: santé, travail...
  • Mais avant tout, s'appuyer sur les deux leviers principaux du développement:

1. L'alphabétisation, la formation et l'éducation nationale,

2. La mobilisation large et massive des citoyens concernés, le développement ne pouvant être obtenu "par en haut".

Pour Ben Barka, la tâche du parti politique Istiqlal (Indépendance) dont il est l'un des principaux dirigeants et animateurs, est autant sociale que politique. Bien plus, ce parti "n'a jamais négligé un seul instant sa tâche sociale que nous avons toujours considérée comme fondement de notre action et axe principal de notre mouvement". Fidèle à son engagement, il traduit sa pensée par une action conséquente et une activité débordante. Il s'engage corps et âme dans des projets de développement tout azimut, dont il est le concepteur, l'initiateur et l'opérateur de première ligne: constructions des premières crèches marocaines, campagne nationale de volontariat pour la construction des écoles, à la ville comme à la campagne, campagnes populaire d'alphabétisation, école des cadres administratifs, route de l'unité et chantiers pour les jeunes...

Partout, la pensée et l'action s'imbriquent de façon intime. La pratique permettant elle même de théoriser et de généraliser :

"Nous savons maintenant que les conditions nécessaires pour sortir du sous-développement sont une réforme profonde des structures agraires, une industrialisation rapide et réelle, et une politique d'investissement efficace et conséquente, selon une planification qui fixe les objectifs monétaires et élimine les risques inhérents au libéralisme" (3).

C'est ainsi que Mehdi Ben Barka établit le lien étroit entre la Libération et le Développement qui vise une élévation globale de la production et des richesses nationales. Mais le développement ne peut se concevoir "par en haut", et sans une large mobilisation populaire. Il nécessite non seulement le cumul quantitatif des richesses, mais leur répartition juste et équitable, car il n'y a pas de libération ni de développement sans démocratie, et sans le rôle actif des travailleurs qui doivent occuper une place de choix dans l'ensemble de ce processus. Généralisant ces concepts à l'ensemble de l'Afrique, il souligne :

"Dans cette édification économique et sociale de l'Afrique nouvelle, nous devons insister sur le rôle prépondérant de la classe ouvrière et de la paysannerie organisées. Ces forces sont les seules garants et les soutiens permanents de cette politique, car celle-ci sera à la fois attaquée par l'impérialisme extérieur et ses agents à l'intérieur. Cette édification des bases d'une démocratie réelle qui seule donne une fin à l'indépendance, (4) ne saura être l'oeuvre que de l'union des forces politiques populaires progressistes et conscientes" (5)

La démocratie, Mehdi Ben Barka la définit sans ambages:

"La démocratisation de la vie publique signifie la recherche des détenteurs véritables du pouvoir politique pour les plier à la volonté populaire, et non pas l'organisation hâtive d'élections nouvelles qui, dans les circonstances actuelles, laisserait le pouvoir à ceux qui le détiennent derrière le décor d'un jeu parlementaire factice" (6).

Rappelant le lien étroit de la démocratie avec la libération et le développement, M.B.B dénonce la démocratie de façade qui sert d'alibi au pouvoir absolu et souligne que:

"La démocratie n'est pas une enseigne qu'on exhibe aux touristes; c'est une réalité qui doit ouvrir à chacun des possibilités de progrès et de culture. Elle nécessite une organisation sociale qui, elle même, appelle de profondes réformes de structures, et non une révision de la constitution qui se ferait en dehors des représentants authentiques des masses populaires". (7)

Conscient de l'importance du caractère constitutionnel et juridique de la démocratie qui doit s'inscrire non seulement dans le social et le politique mais aussi au niveau de la loi suprême et acquérir ainsi, elle même force de loi, il ajoute:

"A mon sens, la constitution n'est valable que dans la mesure où elle garantit les libertés publiques, leur permet d'être effectives, par le contrôle et la sanction du pouvoir (..) Donc le problème constitutionnel n'est qu'une partie du problème démocratique, c'est à dire de la participation de plus en plus large des masses populaires à la gestion publique. Il ne peut être disjoint de la nécessité d'une mobilisation et d'une organisation des masses, qui est d'ailleurs le plus sûr moyen d'imposer cette revendication fondamentale" (8).

"Lorsque nous insistons sur la question de la constitution, ce n'est pas que nous la considérions comme un talisman magique que chaque marocain portera sur sa poitrine pour résoudre ses problèmes. (..)Nous ne sommes pas de ceux qui vénèrent le système parlementaire qui a montré ses travers dans différentes expériences." (9)

En résumé, inscrire les bases de la démocratie dans la constitution du pays est une revendication fondamentale. Mais elle ne peut aboutir par des élections hâtives, dans le cadre d'une démocratie de façade qui épargnerait le pouvoir absolu détenu par les alliés du néocolonialisme. Il s'agit plutôt d'une réforme profonde de structures qui met l'homme au premier plan, au centre de toute réflexion, et qui ouvre à chacun des possibilités de progrès et de culture, en vue d'une participation populaire de plus en plus large de la gestion des affaires publiques.

Cette démarche elle-même ne peut aboutir par le sommet de l'Etat, mais par la mobilisation de tous les citoyens, les premiers concernés étant les travailleurs, qu'ils soient ouvriers ou paysans.

Elle doit s'appuyer sur le patrimoine et les acquis populaires en la matière et s'ouvrir aux formes les plus modernes et les plus évoluées de la démocratie. Dans cette optique, M.B.B valorise les notions démocratiques expérimentées par le peuple marocain. Dans sa recherche d'une définition large de la démocratie, il souligne que seule la notion "d'intérêt général" donne aux actes des gouvernants leur "validité légale" et que cette notion elle-même est:

"Inspirée d'une pensée démocratique à savoir que les intérêts matériels et spirituels de la communauté doivent être le souci majeur de tout gouvernement. L'évolution des institutions prouve par ailleurs que l'équilibre des pouvoirs ne saurait être atteint sans l'existence d'organes représentatifs élus.

Le Maroc a non seulement connu et appliqué ces principes, mais il a eu avec la JEMAA une institution à la fois très vivante et originale (..) Quant aux villes, elles géraient elle mêmes leurs propres affaires grâce à un système corporatif correspondant à l'économie de l'époque. Le MAJLIS BALADI a vu le jour dès le début du siècle.

Le Maroc qui a recouvré son indépendance, se doit de trouver un système moderne d'institutions représentatives qui en tenant compte des aspirations du peuple et de ses traditions, lui permettent d'assurer son avenir" (10).

Ces institutions représentatives doivent exercer le pouvoir populaire non seulement sur le plan politique, mais également sur les plans économique et social pour assurer lien et harmonie entre la démocratie exercée à la base et le "développement total". D'où l'importance qu'attachait Ben Barka à la commune rurale dès le début de l'indépendance:

 

"La création des communes rurales doit s'inscrire dans le cadre de la modernisation du système institutionnel de notre pays. Il ne faut pas perdre de vue que le but essentiel pour lequel elles sont crées demeure le développement économique et le progrès social de notre jeune nation."(11)

Cette conception de la démocratie constitutionnelle, institutionnelle, populaire, directe et participative, dans le cadre de la trilogie: libération – développement - démocratie amène Ben Barka de façon tout à fait naturelle à rejeter le système capitaliste et à opter pour le socialisme:

 

"IL faut qu'il soit clair pour nous que l'ère des réformes partielles, à l'intérieur du système capitaliste, ne pourra pas nous libérer réellement. Seule une politique anti-impérialiste globale, à la fois à l'intérieur et à l'extérieur, nous permettra d'être à la hauteur de nos tâches". (12)

La boucle est ainsi bouclée. Et le lien dialectique, dynamique et historique entre liberation – developpement – democratie – socialisme est solidement établi. Plus de trente ans avant la chute des pays socialistes, Mehdi Ben Barka s'écarte résolument de toute notion bureaucratique du socialisme, bien au contraire, la démocratie doit en être l'axe central. La notion de parti unique en vigueur en Afrique et chez les révolutionnaires s'en trouve elle aussi naturellement écartée. Quitte à perdre les bénéfices matériels ou moraux tirés de l'appartenance à telle ou telle ou de l'obtention de telle ou telle étiquette. Pour lui :

 

"Définir le but n'est pas s'affubler d'une étiquette. Si le processus de construction du pays tend vers la recherche des moyens qui permettent d'avoir une société équilibrée, sans exploitation et hautement productive, la pratique de cette politique peut être qualifiée de socialisme dans un sens rigoureux. Mais le problème justement n'est pas de vouloir le socialisme dans l'abstrait, mais de commencer à bâtir réellement les bases de ce système économique et social. Le rôle d'un parti révolutionnaire à l'heure actuelle n'est pas tellement de s'affubler d'un titre, que de montrer en quoi il se différencie de tous les pseudo-socialismes qui remplissent aujourd'hui le continent africain de leur vacarme.

Dès lors, il apparaît absolument nécessaire de lutter contre les déviations et les mystifications concernant le socialisme qui, comme étiquette fallacieuse, peut aussi bien couvrir un régime semi-fasciste, qu'un état féodal ou une création de l'impérialisme" (13).

Se dégageant de tout dogmatisme, Mehdi Ben Barka le révolutionnaire n'a pour seul guide que "l'analyse concrète de la situation concrète". Dans le cas spécifique des pays semi-colonisés il rejette le prêt-à-porter stalinien dominant à l'époque, pour donner une définition concrète du socialisme. Partant d'une situation concrète, il contribue justement à renforcer l'amplitude universelle du socialisme et à élargir son horizon humain en le débarrassant des a priori conjoncturels :

 

"Pour nous, le contenu du socialisme scientifique se caractérise
- par une solution correcte du problème du pouvoir grâce à la mise en place d'institutions politiques qui permettent un contrôle démocratique des masses sur l'appareil de l'Etat, ainsi que sur la répartition des ressources et du produit national;
- par une structure économique qui déracine les fondements de la domination de l'impérialisme allié de la féodalité et de la grande bourgeoisie parasitaire;
- par une organisation politique et sociale qui encadre et éduque les masses en vu de mobiliser toutes les ressources nationales nécessaires à l'accumulation".(14)

Avec une telle lucidité, il peut se permettre une prophétie qui se concrétise malheureusement dans notre Afrique d'aujourd'hui:

"Dans l'Afrique d'aujourd'hui, celui qui oeuvre clairement, avec conséquence, pour un tel but, peut se dire réellement socialiste. S'il fait appel au mot "socialisme" vidé de tout contenu, ou bien s'il met en avant la gloire nationale, le bonheur de l'homme ou la satisfaction de ses besoins essentiels dans l'abstrait, celui-là risque en réalité de favoriser finalement les visées maintenant claires du néocolonialisme et de vouer l'Afrique à la stagnation et à la misère dans lesquels ont vécu pendant plus d'un siècle les pays de l'Amérique Latine". (15)

Ainsi, le socialisme est un système économique, social et culturel au service de l'homme. Il concerne les problèmes de fond et non pas d'étiquette. Il est démocratique, c'est à dire au service du peuple et de la collectivité, mais aussi de l'individu, ou alors il n'est pas. La démocratie avec son contenu global, économique, social et politique constitue sa base fondamentale. L'épanouissement des pleines capacités de l'individu n'est-elle pas la condition sine qua non de l'épanouissement de la collectivité?

A travers le cheminement et l'évolution de son itinéraire militant, Mehdi Ben Barka résistant, militant patriote, architecte du développement et de la libération, démocrate et socialiste authentique a bien évidement assimilé et intégré la dimension universelle de son combat. Ce dernier ne s'arrête pas aux frontières du Maroc, du Maghreb ou du Monde Arabe, il embrasse la cause de tous les opprimés, il dépasse toute vision nationaliste étroite pour s'inscrire dans une vision résolument internationaliste:

"Nos tâches sur le plan de la politique extérieure sont claires; Elles s'inscrivent dans la ligne de solidarité totale avec l'ensemble du mouvement international de révolution nationale et anti-coloniale.

Pour nous, ceux d'Asie et d'Afrique, la lutte contre le colonialisme se développa depuis longtemps, tandis que le néocolonialisme est apparu récemment, (contrairement à l'Amérique Latine - NDLR) après l'indépendance formelle de nos pays; c'est pour cela que l'échange d'opinion entre les trois continents - Afrique, Asie et Amérique Latine - est nécessaire. Cet échange est nécessaire parce que l'impérialisme a adopté une stratégie globale; elle doit se réaliser à l'échelle des trois continents...

Nous considérons que la lutte contre l'impérialisme est une: au Vietnam, au Congo, à Saint Domingue... c'est la même forme d'agression, c'est le même impérialisme nord-américain qui apparaît sous les trois formes, et notre solidarité n'est pas affaire de spontanéité" (16).

S'écartant de la spontanéité et des discours creux, Mehdi Ben Barka s'engagea corps et âme dans la lutte anti-impérialiste, pour la libération, le développement et la démocratie en tant que moyen et fin. Tour à tour au côté de Castro, Nehru, Guévara, Chou en lai, Lumumba, son combat acquiert une dimension internationaliste et humaine, dans une imbrication étroite entre théorie et pratique, paroles et actes, discours et faits, bref dans le cadre du comportement conséquent de l'intellectuel organique au service de ses idéaux, de son peuple et de l'humanité.

Ce n'est donc pas un hasard s'il a été plébiscité en tant que président de la commission préparatoire de la TRICONTINENTALE qui devait unifier et coordonner le combat libérateur des peuples opprimés, ni qu'il soit la victime d'un complot international mobilisant des protagonistes impérialistes, sionistes, néocolonialistes, féodaux et antidémocratiques. Ce n'est pas un fait fortuit non plus si son enlèvement et son assassinat a coïncidé avec la liquidation de Ché Guévara, Patrice Lumumba, la recrudescence de l'agression américaine contre le Vietnam, le coup d'Etat en Indonésie etc...

Mais s'il a été la victime d'un complot international en tant que militant anti-impérialiste, anti-colonilal et leader du tiers-monde, il est indéniable qu'il est en même temps un martyr de la démocratie, car ce concept du gouvernement du peuple par lui même a été au centre de sa pensée et de son action, aussi bien pour le Maroc, le Maghreb, la Nation Arabe, que pour l'ensemble du "Tiers-monde" et de l'Humanité tout entière.

Abdelghani BOUSTA - Février 1996

 

Notes de bas de page :
1 : Option révolutionnaire au Maroc - Rapport présenté au deuxième congrès de l'U.N.F.P. - mai 1962 Revenir au texte
2 : Article pour la "Revue Africaine" qui resta à l'état de projet - décembre 1963 Revenir au texte
3 : Deuxième conférence des peuples africains - Tunis, janvier 1960 Revenir au texte
4 : Souligné par nous Revenir au texte
5 : Deuxième conférence des peuples africains - Tunis, janvier 1960 Revenir au texte
6 : Option révolutionnaire au Maroc - Rapport présenté au deuxième congrès de l'U.N.F.P. - mai 1962 Revenir au texte
7 : Option révolutionnaire au Maroc - Rapport présenté au deuxième congrès de l'U.N.F.P. - mai 1962 Revenir au texte
8 : Option révolutionnaire au Maroc - Rapport présenté au deuxième congrès de l'U.N.F.P. - mai 1962 Revenir au texte
9 : Discours devant le rassemblement populaire de Rabat - 1er novembre 1962 Revenir au texte
10 : Cours de perfectionnement des fonctionnaires d'autorité - in journal Alistiqlal - 2 mars 1957 Revenir au texte
11 : Exposé d'orientation présenté au Congrès de la Ligue de base de lutte contre l'analphabétisme. Revenir au texte
12 : Option révolutionnaire au Maroc - Rapport présenté au deuxième congrès de l'U.N.F.P. - mai 1962 Revenir au texte
13 : Option révolutionnaire au Maroc - Rapport présenté au deuxième congrès de l'U.N.F.P. - mai 1962 Revenir au texte
14 :  Option révolutionnaire au Maroc - Rapport présenté au deuxième congrès de l'U.N.F.P. - mai 1962 Revenir au texte
15 :  Option révolutionnaire au Maroc - Rapport présenté au deuxième congrès de l'U.N.F.P. - mai 1962 Revenir au texte
16 : Article pour la "Revue Africaine" qui resta à l'état de projet - décembre 1963 Revenir au texte