DROITS PLURIELS


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N.7 Septembre 98    

N.8 Octobre 98    

N.9 Novembre 98    
Victoire de la mémoire contre l'oubli    
Les Droits Humains au Maroc, un dossier qui reste ouvert    
Compte-rendu de l'hommage à Abdelghani Bousta    
Repères    


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N.12 Septembre 99    

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DROITS PLURIELS - N° 9 - Novembre 1998

REPERES
RUBRIQUE DE COURTES INFORMATIONS

DIPLOMES CHOMEURS  :
INTIMIDATION PAR LA FORCE.

Le 26 Octobre 1998, l’Association Nationale des diplômes chômeurs, suite à une manifestation pacifique au siège de l’Union Marocaine du Travail, a été encerclée par des agents surentraînés ; Tout a été déployé : fourgons, membres des compagnies mobiles d’intervention, nerveux et matraques à la main assenant coups et blessures sur les militants et les journalistes ainsi que sur les passants. La brutalité de la police était sans équivoque et n’a épargné personne. Tous ceux qui se trouvaient à la portée de la police se sont retrouvés soit dans les commissariats soit dans les hôpitaux.

D’après l’hebdomadaire « Le Journal » : « ...le jour d’après, il y a eu d’autres heurts, avec encore des blessés... les sources proches des associations humanitaires parlaient de 8 blessés hospitalisés dans un lieu secret et de 4 prévenus présentés devant un tribunal ».

Le gouvernement sous la direction de son premier ministre a déclaré que cela était une bavure et attendait le retour du ministre de l’intérieur, Driss Basri, connu pour ses actions répressives contre le Mouvement progressiste marocain et bon nombre de ses militants. Quels sont les responsables de ces actes ? Comment le gouvernement compte les poursuivre ? Il ne suffit pas de regretter ces « genres de dérapages », comme l’a déclaré le porte parole du gouvernement .

Quant aux négociations de l’A.N.D.C. avec le gouvernement socialiste entamées depuis la nomination de ce dernier sur le droit au travail des diplômés chômeurs, elles n’ont toujours pas avancé si ce n’est que le ministre socialiste de l’emploi a demandé à ses interlocuteurs d’abandonner la revendication pour la reconnaissance juridique de leur structure associative .

TARIFS D’ASSURANCE EN AUGMENTATION.

La Fédération marocaine des sociétés d’assurance et de réassurance s’apprête à augmenter la tarification des polices d’assurance.
Ces prix ont augmenté de près de 5%. Malgré des tarifs exorbitants, les garanties couvertes par les compagnies d’assurance sont insignifiantes. Les assurés marocains ne bénéficient d’aucune « bonification » pour non sinistre et ce, quel que soit le nombre d’années passé dans une même compagnie.
Plus étrange, en cas d’accident, même en cas de non responsabilité, les compagnies exigent le versement d’environ 1000 DH (650 Frs F.) . 

PRIVATISATIONS TOUS AZIMUTS AU MAROC.

Au moment même où la multinationale Philips célèbre son demi siècle de présence au Maroc, le gouvernement marocain prépare le lancement de la seconde tranche de privatisation. Plus de 400 investisseurs (dont des étrangers) ont récemment pris part à un forum d’Investissement et du Marché des capitaux (sponsorisé par BMCE Bank, Wafa Bank, la Bourse de Casablanca, Reuter et Arthur Andersen). L’intérêt que portent les participants à la 2ième tranche des privatisations semble évident. Les autorités marocaines préparent à transférer les entreprises des secteurs monopolistes ( c’est-à-dire celles qui touchent le grand public) aux mains des entrepreneurs privés et des multinationales étrangères avec des restructurations qui ne génèrent que le profit, la sur - taxation et les licenciements comme cela s’est déjà produit.

Par ailleurs, la procédure et les modalités du transfert des établissements publics ou privés s’est déroulée dans une complète opacité et hors tout appel à la concurrence. Ce qui a bénéficié aux clients habituels du pouvoir.

 CONGRES DE LA JEUNESSE U.S.F.P. :
UN DEBAT HOULEUX

Le congrès de la jeunesse USFP s’est ouvert le jeudi 05/11 à 19 heures avec la participation de 1350 délégués.
Il a été inauguré par A. Youssoufi, premier ministre, secrétaire général de l’USFP et directeur de l’organe du parti. Suite à son allocution, les congressistes ont entendu celles des délégations étrangères et du secrétaire général de la jeunesse, M. Sassi. Celui-ci avait déjà exprimé son opposition à la voie initiée par A. Youssoufi au sein du comité central du parti dont il est membre de droit. Suite à l’approbation des rapports moral et financier, les congressistes adoptèrent le lendemain la règle de l’élection par bulletin secret et de la limite d’âge à 35 ans pour assurer des responsabilités dans la structure. Le scrutin a commencé dimanche soir pour ne se terminer que le mardi matin : 75 nouveaux membres furent élus au comité central et le maximum de voix s’est porté sur Mohamed HAFID.
Celui-ci avait démissionné de son siège de député en février 1998 suite aux fraudes électorales.
Le 14 novembre, se réunira le comité central pour l’élection du bureau national et du secrétaire général. A l’heure actuelle, A. Youssoufi bloque la publication du communiqué final adopté par le congrès sous prétexte qu’il ne répond pas à ses attentes.